Les Fermes de Pizay, Suite

La particularité de Pizay

Pizay se situe en bordure de la Dombes, dans une région parfois nommée « La Dombes boisée » ou plus souvent « la Côtière ».

Autrefois, Pizay pratiquait la polyculture et l’élevage, il y a encore très peu de temps on trouvait des vignes et des bêtes, les derniers bovins étaient encore présents dans les fermes de Pizay il y a une dizaine d’année.

A Pizay, la morphologie des maisons est particulière, elle présente des traits spécifiques,  localisés et inconnus dans le reste de la Dombes. L’habitat est groupé en une agglomération compacte, en un seul village, où les maisons sont cependant isolées les unes des autres et forment des quartiers. Pizay n’est pas non plus disposé comme un « village rue » le long d’un grand axe de circulation comme l’est Dagneux.

Le trait le plus caractéristique affectant la plupart des maisons est la présence d’une galerie en bois supportée par des piliers en pierre dans l’axe. On retrouve curieusement des exemplaires identiques dans le village de La Marre dans le Jura.

Cette présence de piliers en pierre serait due à une influence italienne à Pizay.

Les maisons pizolandes sont généralement closes, contrairement aux maisons dombistes, par des fils de fer, et en partie par un mur bas en mortier de ciment.

Malgré la présence de bâtiments annexes (atelier, forge, four, écuries…), les locaux sont presque tous réunis dans le bâtiment principal. On a donc affaire à de gros bâtiments d’un seul tenant.

  • Pizay compte deux hameaux qui sont « le Putaret » et « les Denières ».

Typologie générale de l’habitat de Pizay

Le genre d’habitation que l’on retrouve à Pizay est la maison des plaines (selon la typologie établie dans l’ouvrage L’architecture rurale _ Lyonnais, musée national des arts et traditions populaires).

Il s’agit d’une architecture que l’on retrouve en Bresse, Dombes, vallée de la Saône, plaine roannaise et plaine du Forez.

Historiquement, les propriétés sont de petites dimensions. Cette configuration est généralement différente de celle de la Dombes, de Sainte Croix par exemple qui compte de grandes propriétés qui souvent sont possédées par de très riches familles citadines.

L’ancienne voie de passage Montluel/Bourg (chemin de la Coupe, rue du Village, rue du Mas Peguet) semble constituer la principale logique de positionnement des fermes.

La seconde semble être l’existence de puits qui favorisaient le regroupement de plusieurs maisons constituant un hameau.

Une forme de bâti s’est imposée : le pisé et les galets. Plusieurs techniques se retrouvent dans la manière de poser les galets afin de donner un esthétisme au bâtiment, la plus répandue, et la plus ancienne est l’appareillage en « épi de blé » ou « en arrête de poisson », déjà utilisée à l’époque romaine. Il s’agit d’une alternance de brique, de carrons et de galets servant à isoler le mur en pisé de l’humidité et à décorer les façades.

Les habitants se donnaient mutuellement la main pour charrier le pisé et monter les murs.

A Pizay, les pierres des piliers venaient de Villebois, transportées par le Rhône à destination de Montluel, certaines furent amenées par des chars à bœufs depuis les carrières, sur des rouleaux qui servaient de rouleaux de battage de froment, avant l’usage du fléau.


mur pisé

Mur en pisé
Pour résumer, les principes architecturaux locaux prennent appui sur :

  • L’environnement de Pizay qui influe sur l’architecture est constitué par un terrain en plaine, et une activité de polyculture. La différenciation économique et sociale des habitants est peu marquée dans les formes et matériaux utilisés.
  • Le bâtiment unique est la composante architecturale qui s’impose. On note une cohabitation avec les animaux, logis et étable sont contigus, mais sans communication directe.
  • La galerie sur colonne de pierre est présente surtout à Pizay et Ancy, monts de Tarare. Ailleurs, ce sont des poteaux de bois que l’on va retrouver. Ces types galeries ont des aspects que l’on ne retrouve pas partout et sont spécifiques de la région.
  • Les murs sont en pisé, de type lyonnais, les soubassements en galet roulés parfois posés en épis.
  • La toiture présente deux versants, à faible ou forte pente et la couverture est en tuile canal
  • La charpente en bois est construite avec ferme (élément non déformable supportant le poids de la couverture).

5 types de fermes semblent exister à Pizay suite ⇒

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