L’église et son histoire -Fin-

Le 3 septembre 1865, délibération  du conseil municipal pour commencer à bâtir le budget du nouveau projet :

« …Vu le nouveau plan de la nef de l’église approuvé par la Commune le 18 juin 1865 et les dépenses qui s’élèvent à 16.000 francs.(1), non compris les honoraires de l’architecte, soit 16.800 avec les honoraires

« …Vu également le plan rejeté par la Commune comme insuffisant et dont les dépenses s’élèvent à 11.235 francs, pour lequel une imposition extraordinaire de 25 cents par franc sur le principal des quatre contributions directes, court depuis le premier janvier 1860, pour 13 années consécutives.

« …Cette assemblée considérant que la somme  qu’il s’agit de réaliser pour ce nouveau projet de construction, s’élève à 16.800 francs soit 17.176 francs environ avec les honoraires de l’architecte du plan rejeté.

« …Considérant que pour faire face à cette dépense, la Commune compte :

« …Sur le produit de l’imposition extraordinaire des 13 années qui produisent annuellement 470 francs environ ou en 13 ans, 6.110 francs

« …Sur une subvention de l’état de 2.000 francs

« …Sur le produit d’une coupe extraordinaire de bois pouvant produire en 1866 5.500 francs.

« …C’est-à-dire sur un total de 13.610 francs.

« …Qu’en conséquence il reste à pourvoir un déficit de 3.566 francs

« …Considérant principalement que l’église paroissiale menace de plus en plus ruine et que la reconstruction en est indispensable.

« …Considérant que la Commune ne peut en recouvrer la dépense qu’en prorogeant l’imposition extraordinaire de huit ans au moins

« …Est d’avis : Que l’imposition extraordinaire qui a commencé le 1er  janvier 1860 et qui finira le 31 xbre  1873, soit prorogée de la même manière de huit années consécutives…»

Le 20 septembre 1865, accord de l’Inspection des Forêts pour la vente du quart en réserve en 1866 soit 11 ha 42.

Le 5 octobre 1865, le Sous Préfet reprend point par point le budget et conclue ainsi :

«…Est d’avis : Que la Commune de Pizay soit autorisée à proroger pendant 8 années à partir de 1873, l’imposition autorisée par l’arrêté du 1er aout 1859.

« …Qu’un secours supplémentaire de 1,000 francs lui soit accordé, s’il est possible…»

Le 11 novembre 1865, l’architecte diocésain Dupasquier, donne son avis au Préfet sur le nouveau projet :

« …Cette surface est-elle nécessaire à la population ; enfin, la nouvelle disposition est-elle en rapport de style avec la simplicité de la partie de l’église construite en 1849 ? (2) Il est permis d’en douter…

« …Si la Commune persiste à vouloir trois nefs, je dois dire que la forme arrondie des chapelles n’est point en rapport avec les pans coupés du chœur de la nef principale…»

Le 26 avril 1867, le Préfet approuve le devis de la reconstruction de la nef.

Le cahier des charges fut établi par l’architecte Girard le 3 mai 1865, signé par le maire le 25 juin 1865 et approuvé par le Préfet le 26 avril 1867

«…Les moellons ou pierres de taille de Villebois seront débarqués à Thil par les soins de l’entrepreneur.

« …Les briques et plottets seront pris à Remettant à Ste Croix…

« …Le sable proviendra de la Carrière de Mr Barbarel à Dagneux…

« …La pierre blanche de Tournus sera prise en gare de Montluel…

« …Les travaux seront adjugés au rabais sur soumission cachetée, les rabais seront stipulés sur l’ensemble des travaux à adjuger…

« …Nul ne sera admis à concourir s’il ne justifie au préalable par un certificat authentique, qu’il a les qualités requises de capacités et solvabilité pour en assurer la parfaite exécution…

« …Le cautionnement et fixé à la somme de huit cents francs…

« …Les travaux seront exécutés conformément aux plans et devis dressé par l’architecte

« …Chacun des prix énoncés au devis, comprend la fourniture des matériaux, leur mise en place avec fourniture d’équipage, outils, machines, échafaudages, les coins, cales, jointoiement et ravalements définitifs, ainsi que toute façon fourniture et construction de panneaux et modèles soit en bois, tôle ou plâtre et journées pour le tracé des travaux et des épures.

« …Il est interdit à l’entrepreneur de travailler ou de faire travailler le dimanche et jours de fêtes légales.

« …Toute pierre qui n’aura pas les arrêtes ou parements bien francs, sera mise au rebut ou retailler sur place.

« …L’entrepreneur expulsera du chantier tout ouvrier dont le renvoi serait demandé par l’architecte ou l’administration pour cause d’incapacité, d’insubordination, d’immoralité ou défaut de probité

« …Les travaux seront commencés par les nefs latérales avant d’entreprendre la démolition de la nef actuelle et ce n’est lorsque les murs extérieurs seront achevés que l’entrepreneur devra démolir la partie à reconstruire. Cette condition est faite pour assurer la clôture de l’église et pour la laisser le moins de temps possible découverte aux intempéries

« …Le 20 juillet 1867, un secours supplémentaire de 900 francs est accordé à la Commune de Pizay

L’adjudication des travaux eu lieu le 20 janvier 1867, au moins disant sous pli cacheté, aux entrepreneurs Lelaquet, maître maçon de Dagneux et Godumet maître charpentier à Montluel. Bien qu’il n’y eu qu’un seul entrepreneur par corps de métier, l’usage veut que ce dernier consente quand même un rabais, il fut de 3,50%

Le mémoire de fin de travaux est en date du 15 février 1868.

Les travaux ont été réalisés conformément au cahier des charges et leur payement fut soldé le 17 juillet 1869.

L’église actuelle se trouve donc à l’emplacement exact de l’ancienne, la nef principale conserve précisément les dimensions de l’ancienne.

(1)  67000 euros
(2) Lisez 1851-1852

FIN


 

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