L’église et son histoire partie 4

Reconstruction de la nef

Cette première partie de l’église reconstruite, il fallait penser déjà à celle de la nef qui présentait un réel danger pour la population. D’autre part, l’église était devenue trop petite pour le nombre d’habitants qui arrivait à 280. Un premier projet a été fait par l’architecte diocésain Dupasquier qui proposait de faire deux chapelles latérales, comme un petit transept. Le devis s’élevait à 11235 francs (1).

Il apparaît cependant, dans la délibération du 8 décembre 1858, qu’un autre projet avait été envisagé. Il consistait à ne pas faire de chapelles de part et d’autre du chœur, mais d’élargir la nef de 1,87 m et de ne pas faire de colonne. Ce projet à été très vite abandonné.

Le Maire, Pierre Cochet, convoque pour le 10 avril 1859, le conseil municipal et les plus forts contribuables pour commencer à bâtir le budget de financement de ces travaux.

Voici la délibération in extenso.

« Dans sa séance du dix d’Avril 1859, le conseil municipal de la Commune de Pizay réuni sous la présidence de Mr Cochet Pierre Maire en vertu de l’autorisation de Mr le Sous Préfet en date de Trévoux du 7 mars dernier au nombre de 5 membres sur 6 dont il se trouve actuellement composé pour cause de morts récentes et assisté des plus forts contribuables de la commune au nombre de 5 après avoir adopter le projet dressé pour la reconstruction de la nef de l’église s’élevant à 11,235 francs y compris les honoraires de l’architecte, soit, 10,700 pour la construction et votent une imposition extraordinaire de vingt-cinq centimes par franc sur le principal  des quatre contributions directes de la commune à prendre cours à partir du premier janvier dernier 1859 pour continuer ainsi chaque années pendant 13 ans ou mieux pendant un temps indéterminé jusqu’à ce que son produit joint aux autres ressources sur lesquelles la Commune compte pour cette construction, lesquelles seront énoncées ci-après, produisent enfin les 11,235 francs montant du devis y compris les honoraires de l’architecte, Supplie humblement le Gouvernement de l’Empereur de vouloir bien faire jouir la petite commune de Pizay située sur le plateau  de la Dombe, du privilège que tant d’autres fortes et riches Communes jouissent, en accordant à ses pauvres habitants si peu nombreux (274) un secours d’au moins deux mille cinq cents francs pour les aider à reconstruire leur église, lesquels se feront toujours gloire et honneur de vivre sous la protection de ceux que l’Empereur a su choisir pour porter ses bienfaits sur les peuples les plus malheureux et les plus éloignés de la capitale.

«… Cette Assemblée suppliante forme se demande sur les considérations ci-après :

«… Qu’elle n’a pu porter une imposition plus forte à cause des autres impositions extraordinaires dont le Commune est déjà grevée et qui s’élève à pas moins de 834 francs pour l’année courante y compris le traitement du garde-champêtre ;

«… Qu’elle n’a pu non plus la prolonger plus longtemps à cause du grand besoin que la Commune éprouve d’une Maison d’Ecole, d’entourer le cimetière de murs et des dépenses qu’elle est obligée de s’imposer pour la restauration de son Presbytère ;

«… Enfin, parce que ses habitants, si peu nombreux (274), se trouvent en sorte épuisés par les sacrifices de tous genres qu’ils ont fait depuis une vingtaine d’années tant pour pourvoir leur Eglise d’autels, de vases sacrés que d’ornements dont elle était dépourvue, pour être restée sans prêtre pendant plus de 25 ans, que pour avoir payé leur Curé sur leurs propres deniers pendant un bon nombre d’années, qu’enfin pour avoir rebâti leur Presbytère, le Chœur et le Clocher de leur Eglise comme ils ont pu sans avoir implorer le secours du Gouvernement qu’une seule fois ;

«… Les ressources sur lesquelles la Commune compte pour la construction de son Eglise, outre le produit de cette imposition, sont ;

«… 1° Sur les deux mille cinq cents francs qu’elle sollicite par la présente supplique ;

«… 2° Sur la somme de 2,500 francs qu’elle compte faire dans 4 à 5 ans de la vente de la coupe du 1/4 en réserve de ses bois communaux ;

«… 3° Sur la somme de 392 francs montant de l’estimation des matériaux de toute nature, non compris le pavage, les fonds baptismaux et le bénitier qui restent à la Commune, de la Nef actuelle qui sont abandonnés à l’Entrepreneur et dont il tiendra compte à la Commune en déduction du montant de son adjudication ;

«… 4° Enfin, sur les 225 francs qu’avait coûté, d’après le Devis, le nouveau pavage si l’ancien n’avait pas été conservé et desquels 225 francs le Devis sera déduit d’autant avant la mise en adjudication, soit en totalité la somme de 5617 francs ce qui réduit le produit de l’imposition à 5618 francs et porte enfin sa durée à 13 ans.

doc 1859

(1) 47100 euros

 


-> L’église et son histoire partie 5


Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s